Univerciné

Du 28 avril au 2 mai 2010

13e Festival de cinéma russe

Univerciné

En cette année croisée France-Russie, c’est au Festival du Film Russe de Nantes que revient l’honneur de clore la 3e saison cinématographique Univerciné. La tradition est certes quelque peu bouleversée, mais la diversité des genres qui caractérise ce cycle original de festivals de cinémas européens, est, que l’on se rassure, au rendez-vous. Pure coïncidence, la programmation de cette 13e édition du Festival du cinéma russe compte 13 longs-métrages, dont 7 inédits. Dans nombre de ces films, on explore le passé, on revisite les classiques, ou bien encore on sonde l’âme humaine, comme si, après les grandes transformations qu’a vécues la société russe depuis la perestroïka, le temps était venu de dresser un bilan moral et de redéfinir à travers des destins individuels l’identité d’un peuple.

FILMS INÉDITS :
Les Zazous, hymne joyeux à la liberté et au non-conformisme, ouvre le bal de notre festival. Cette comédie musicale est une bouleversante histoire d’amour qui pourrait bien faire regretter aux jeunes d’aujourd’hui de ne pas avoir eu 20 ans dans l’Union Soviétique des années 50.

Conte de l’obscurité est, à travers l’histoire d’une jeune policière solitaire qui souhaite être heureuse et créer sa propre famille, une exploration sans concession des relations humaines. Le réalisateur Nikolaï Khomeriki sera des nôtres.

Enterrez-moi sous le carrelage, adaptation du best-seller éponyme du cinéaste Pavel Sanaïev, reflète plus qu’on ne pourrait le croire la vie et la structure de nombreuses familles à l’époque soviétique. En grand-mère hystérique à l’amour étouffant, Svetlana Krioutchkova est exceptionnelle.

Une guerre se distingue parmi tous les films russes prenant pour toile de fond la seconde guerre mondiale par le thème qu’il aborde : la souffrance de cinq femmes causée par la menace d’être séparées des enfants qu’elles ont eus avec des soldats allemands.

Le producteur de Court-circuit a donné une carte blanche sur le thème de l’amour à cinq réalisateurs de la nouvelle génération. Le résultat est surprenant : sans se concerter, ils arrivent à la même conclusion !

Plus un est le dernier film d’Oksana Bytchkova que le public de notre festival avait découverte il y a deux ans avec Piter FM. C’est un plaisant conte pour adultes dont la morale pourrait être : le monde est bon et merveilleux si l’on se donne la peine de le découvrir.

Champ sauvage nous transporte au Kazakhstan, où un jeune médecin, dans une nature magnifique de plaine et de montagnes, soigne et sauve des vies avec très peu de moyens. Kalatozichvili signe là un film à l’esthétique maîtrisée sur l’âme russe imprégnée de l’esprit des steppes.

Dans La spécialiste, une jeune journaliste est confrontée à une situation inquiétante : les personnalités qu’elle interviewe meurent peu de temps après. Elena Sorokina nous parlera de son premier film à l’issue de la projection.

AVANT-PREMIÈRE :
Salle n°6. En simulant un documentaire, Karen Chakhnazarov transpose l’intrigue du récit de Tchekhov dans la Russie d’aujourd’hui.

NIKITA MIKHALKOV D’HIER ET D’AUJOURD’HUI :
Ami chez les ennemis, ennemi chez les siens est son premier long-métrage. C’est un détournement jubilatoire des codes du western, passés à la couleur rouge. Culte !

Cinq soirées est un mélodrame tout en retenue épinglant l’hypocrisie soviétique, dans lequel un homme, de passage à Moscou, renoue brièvement avec une femme qu’il a connue vingt ans plus tôt. Le duo Gourtchenko-Lioubchine, deux grands acteurs du cinéma russe, y est remarquable.

Dans son dernier opus, 12, qui s’inspire du film 12 hommes en colère de Sidney Lumet, Mikhalkov, en s’interrogeant sur le rôle de l’être humain face à ses semblables, jette une lumière cruelle sur la société russe contemporaine.

DOCUMENTAIRES :
Réalisé par la photographe Françoise Huguier, Kommunalka nous plonge dans la réalité d’un appartement communautaire du Saint-Pétersbourg de ce début de siècle. Un beau film, juste et délicat, qui capte à merveille l’âme russe. En présence de la réalisatrice.

La projection des courts-métrages du cycle Cinétrain ! Voyage(s) à travers le Transsibérien et La montagne des Tsiganes s’incrit dans notre démarche, initiée lors de notre précédente édition, de promouvoir le travail de jeunes cinéastes et de montrer un regard neuf et frais sur le monde actuel. Aleksandra Martchenko sera présente au Katorza.

LES PRIX :
Lors de la soirée de clôture, 2 prix seront décernés dans le cadre du Festival de Film Russe :
Le Prix Univerciné du Jury Jeune, 12 étudiants de l’Université encadrés par Louis-Jean Ropars éliront le meilleur film russe parmis les 4 films en compétition signalés par une ★.

Le Prix du public du meilleur film russe de cette édition 2010.

L’annonce de ces 2 prix sera suivie par le point d’orgue de notre saison Univerciné 2009/2010 : la proclamation du Prix Inter Festivals Univerciné (Prix doté par la MAIF), par la présidente du Jury Jeune, Mademoiselle Ester Goloyan.

CINEMA KATORZA
3 rue Corneille
44000 Nantes
Tél.: 02.51.84.90.60
http://russe.univercine-nantes.org

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