Recital de piano – Margarita Chkheidze

Samedi 24 novembre 2012 à 20h

Au Programme :
J. S. BACH (arr. Siloti) – Prélude en si mineur
C. P. E. BACH (arr. von Bülow) – Rondo
D. SCARLATTI – 2 Sonates
F. CHOPIN – 5 Mazurkas, Polonaise op. 26 n° 1, Nocturne en do dièse mineur (op. posth.), Fantaisie impromptu, op. 66
C. DEBUSSY – La plus que lente, Golliwog’s Cakewalk, Prélude (Pour le Piano)

Libre participation

Réservations : 06 07 94 50 97 – e-mail : psnelgrove@noos.fr

Scots Kirk Paris
17, rue Bayard – Paris 75008
M° : Franklin D. Roosevelt ou Champs-Élysées Clemenceau
www.scotskirkparis.com

Margarita Chkheidse est née dans une famille géorgienne noble de Tbilissi. Naturellement il se trouvait un piano chez ses parents, elle s’y est essayée dès l’âge de 3 ans, puis dès 4½ ans, elle a reçu les leçons d’un bon pédagogue. Dès les premières auditions, elle s’est révélée très douée (Sonatine de Beethoven à 5 ans) et elle a été sélectionnée pour le groupe dit « des enfants talentueux » plus tard érigé en véritable école à Tbilissi, dans laquelle toutes les matières musicales étaient à l’honneur. A 9 ans, elle se produisait dans un concerto de Beethoven avec l’orchestre symphonique de Tbilissi, dirigé par Odyssée Dmitriadi. Les trois piliers de l’école russe de piano étaient alors Goldenweiser, Igoumnov et Neuhaus. A l’âge de 17 ans, donc, ses classes achevées à Tbilissi, Margarita Chkheidse fut présentée au grand conservatoire de Moscou, dit Conservatoire Tchaïkovski.
Chacune des 15 républiques de l’Union Soviétique y présentait ses meilleurs éléments ; mais il y n’y avait que 4 places en jeu, 20 places étant réservées aux sortants de l’école moscovite centrale – auprès des conservatoires. Sur 84 candidats venus de diverses républiques, la jeune Margarita Chkheidse fut reçue première. Son professeur fut Goldenweiser, de qui elle apprit beaucoup. Mais c’est Neuhaus qui, au Concours Chopin, comme elle jouait avant-dernière des vingt concurrents, déclara « En écoutant tous ceux qui ont joué, je me suis dit que Chopin était mort ; j’écoute cette jeune fille et je comprends qu’il vit encore. » Le jugement de ce maître – celui-ci même qui apprit à Richter à obtenir « une sonorité pleinement chantante » – servit d’étoile à Margarita Chkheidse depuis lors.
Moscou a retenu la jeune pianiste en lui offrant comme premier poste d’être « konzertmeister » à l’opéra Bolchoï. Non seulement elle y joua comme soliste, mais elle assura quotidiennement les partitions pianistiques pour accompagner les ballets de Prokofiev, Tchaïkovski et d’autres et pour des ballerines comme Maya Plissetskaïa ou Galina Oulanova.
En 1956, à Salzbourg, elle a été élue meilleure interprète de Mozart. Toute sa carrière s’est déroulée : elle est partie en tournée devant d’innombrables publics de toute l’URSS. A Berlin, elle s’est produite avec ses chefs d’orchestre allemands et américains (Kurt Sanderling, Hans-Peter Franck, Thomas Meyer). Elle a dirigé à Tbilissi le département de piano de l’Académie Nationale de Géorgie. A partir de l’année 2000, Margarita Chkheidse exécuta ses propres compositions – de jazz – principalement en Californie.

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