10-ème semaine du cinéma russe à Paris «Regards de Russie»

Du 14 au 20 novembre 2012

«REGARDS DE RUSSIE»
La semaine du cinéma russe au cinéma l’Arlequin

Pendant sept jours, les amateurs du 7e Art vivront à l’heure du cinéma russe contemporain. Depuis 10 ans la vocation du festival reste inchangée : comprendre et montrer de manière objective l’état actuel du cinéma russe. A travers une programmation riche et variée, le spectateur, en quelques films, se fera une idée de ce qui se passe dans la Russie
d’aujourd’hui.

ACTUALITE & NOUVEAUTÉS DE L’ÉDITION 2012

·    Film d’ouverture en avant-première : « Le Chef d’Orchestre » de Pavel Lounguine. En présence du réalisateur. Mercredi 14 novembre à 20h sur invitation.

·    La semaine du cinéma russe présentera, cette année, 17 films inédits en France
dont un film documentaire et un film d’animation destiné au jeune public.

· Autres nouveautés 2011 : Un programme de courts métrages

·    La présence des réalisateurs : Pavel Lounguine, Andreï Zaïtsev, Sergueï Komarov, Renat Davletiarov, Renata Litvinova, Andreï Prochkine, Andreï Merzlikine, Alexandre Prochkine, Sergueï Mokritski, mais aussi d’acteurs et de producteurs tous spécialement venus à Paris pour rencontrer le public français.

 

INFORMATIONS PRATIQUES
Tous les films sont présentés en VO, sous-titrés en français. En présence des équipes des films.
Séances de 14h à 21h30
6,50 € plein tarif, 5,50 € scolaires / 30€ le pass « Semaine du Cinéma Russe » (tous les films sauf ouverture)

L’ARLEQUIN
76, rue de Rennes – 75006 Paris
Métro : Saint-Sulpice
Renseignements : 01 45 44 28 80 – www.lesecransdeparis.fr – arlequin@lesecransdeparis.fr
Site officiel du Festival : www.cinema-russe-paris.com

CONTACT PRESSE : Corinne Koszczanski – Tel : 01 42 55 55 72 – E.mail : ckosanski@orange.fr


VOIR LES HORAIRES DES SEANCES >>


LES FILMS

LONGS MÉTRAGES

LE CHEF D’ORCHESTRE de PAVEL LOUNGUINE – En avant-première
2012, 86 min. Drame musical
Un chef d’orchestre se rend avec ses musiciens à Jérusalem pour y jouer l’oratoire « La Passion selon St Matthieu ». Mais la tournée dégénère en une tragédie. Sous le soleil noir de Jérusalem, le masque de l’heureux artiste tombe et le personnage principal se voit confronté, dans un dépouillement impitoyable, à lui-même, à son égoïsme et sa dureté. Parfois, en 3 jours, l’homme est capable de réévaluer entièrement sa vie et de lui trouver un autre sens.

LES DESOEUVRES (BEZDELNIKI) de ANDREÏ ZAÏTSEV
2011, 93 min. Mélodrame
Prix de la Guilde des Critiques de cinéma au Festival «Fenêtre sur l’Europe».
L’histoire raconte la vie pleine d’insouciance d’un jeune homme. Il gratte sa guitare et écrit des chansonnettes. Il a un meilleur ami et une joyeuse bande de copains. Une classique et banale histoire de trahison change tout. L’insouciance disparaît à jamais, tandis que, de manière inattendue, écrire des chansons et jouer de la guitare devient pour le personnage une activité sérieuse : un musicien et poète est né.
 
ILS SONT TOUS PARTIS (VSE OUSHLI) de GUEORGUI PARADJANOV
2012, 120 min. Réalisme magique
Sélection du Festival International du Film de Moscou (programme «Perspectives»)
Grand-Prix et Prix du Meilleur caméraman du Festival national «Fenêtre sur l’Europe»
Le sujet évolue autour des souvenirs d’enfance du personnage principal qui, après de longues années, retourne dans sa ville natale. Tout lui paraît étranger et inconnu. Mais il est revenu en quête de souvenirs, bons et mauvais, agréables et douloureux. La vieille voyante Nina, collectionneuse de rêves connue de toute la ville, pourra-t-elle rompre les chaînes du passé devenues si lourdes pour cet homme adulte ? Ou bien ce sera lui, Harry, qui lui soulagera la vie, en retrouvant sa liberté…
 
LA JOURNÉE D’UN PROF (DEN OUTCHITELIA) de SERGUEÏ MOKRITSKI
2012, 80 min. Drame psychologique
Sélection officielle du 23e Festival national « Kinotaure »
Une journée de la vie d’un professeur de russe et de littérature à l’école, un « petit homme » –personnage typique de l’histoire russe. Une journée de la vie d’un pays qui, autrefois, aimait Essenine. Un pays, où il y a encore de l’espoir.
 
LE RACHAT (ISKOUPLENIÉ) de ALEXANDRE PROCHKINE
2011, 120 min. Drame psychologique
Prix de la Meilleure contribution artistique au Festival des Films du Monde, Montréal 2012
Adaptation du récit de Friedrich Gorenstein.
Le père de Sacha, 16 ans, est tombé au champ d’honneur en héros ; sa mère vole des victuailles à la cantine de la police afin de nourrir sa famille. Ayant surpris sa mère dans les bras d’un homme, Sacha se sent trahie. En tant que membre des Jeunesses communistes,elle dénonce les larcins de sa mère. « Tu rachèteras ta faute ! », – lance la jeune fille à sa mère convoyée au milieu d’une foule de prisonniers. Sa vie change totalement avec l’arrivée d’August, un jeune homme revenu dans sa ville natale uniquement pour enterrer ses parents. Le rachat n’est possible qu’au prix de pertes, mais ayant appris à compatir, Sacha apprend à pardonner et à aimer.
LE TRANSFÉREMENT (KONVOÏ) de ALEXEÏ MIZGUIREV
2012, 80 min. Drame à suspense
Sélection du Festival de Berlin (programme « Panorama »).
Prix de la Meilleure musique de film et Prix d’interprétation masculine au XXe Festival national «Kinotaure»
Le film traite de notre époque et aborde les problèmes de tolérance et de pardon. Un capitaine et un sergent sous contrat transitent par Moscou, lors du transfèrement d’un déserteur evenk. Ce n’est pas la première mission de transfèrement du capitaine qui, depuis longtemps, n’a plus foi en personne. Les personnages ne passent que 24 h à Moscou, mais ils réussissent à se retrouver dans toute une suite de situations parfois comiques, parfois dramatiques. Confrontés au danger, le capitaine et le soldat déserteur sont contraints de s’entraider. Pour chaque personnage l’heure est venue de montrer sa véritable nature humaine.
LES MAMANS de LES MAMANS (MAMY) de EVGUENI ABYZOV, SARIK ANDREASSIAN, ALAN
BADOEV, DIMITRI DIOUJEV, ACHOT KECHIAN, KIRILL KOZLOV, TIKHON KORNEV, KAREN OGANESSIAN, ELDAR SALAVATOV
2012, 103 min. Comédie familiale
Chaque année, le 8 mars [Journée internationale de la femme], les réseaux téléphoniques de
Russie transmettent des millions d’appels et de texto. Selon les analystes, la majorité absolue des appels sont adressés aux femmes les plus importantes dans la vie de chacun – aux mamans.
Devenus adultes, on appelle nos mamans pour leur souhaiter bonne fête comme des adultes : on attend qu’elles se réveillent et on compose leur numéro. Mais si jamais, suite à une prodigieuse surcharge, le réseau téléphonique venait à succomber ? Certains attendront qu’il soit réparé, mais d’autres, comme les personnages du film, changeront leurs plans afin de souhaiter une bonne fête à leurs mamans aujourd’hui… personnellement… comme en enfance !
 
LA HORDE (ORDA)  ANDREÏ PROCHKINE
2012, 125 min. Drame mystique
Prix de la Meilleure Réalisation et d’Interprétation féminine du 34e Festival International du Film de Moscou
Au milieu du XIV siècle, la Horde règne sur la majeure partie de l’Eurasie. La principauté de Moscou lui paie également un tribut. Quand Taïdoula, la mère du Khan, est frappée de cécité, aucun guérisseur n’est capable de l’aider à recouvrir la vue. C’est alors qu’on fait venir le Métropolite de Moscou Alexis, considéré par la Horde comme un « grand sorcier ». Car il en va du destin de la principauté. Mais même Alexis ne sait pas à quoi aboutira son périple à la Horde.
 
L’ADMIRATRICE (POKLONNITSA) de VITALI MELNIKOV
2011, 102 min. Drame romantique
Prix du XXe Festival national « Fenêtres sur l’Europe »
Le film a été tourné dans des lieux emblématiques de Saint-Pétersbourg. Les auteurs ont
scrupuleusement recréé l’atmosphère du Siècle d’Argent : des décors reconstituant avec beaucoup de précision le mode de vie dans la Russie du XIX siècle, ont été spécialement construits pour le tournage, un millier de costumes d’époque ont été confectionnés. La correspondance authentique entre Tchekhov et la jeune écrivaine Lidia Avilova est à la base du scénario qui relate l’histoire complexe de leurs relations. Elle est une femme mariée.Il est un dramaturge célèbre, atteint d’une maladie incurable. Mais les circonstances ne seront pas un obstacle à leur amour qui, pour la jeune femme, restera « non pas un souvenir, mais le rêve de sa vie ».
 
LE DERNIER CONTE DE RITE (POSLEDNIAÏA SKAZKA RITY) de RENATA LITVINOVA
2012, 100 min. Drame fantastique
Sélection officielle du 34e Festival du film de Moscou
Une ville moderne de nos jours. Un être mythologique trouve un portail dans une forêt enneigée et s’introduit dans un espace parallèle, où il est attendu par un archiviste qui doit réceptionner son rapport d’activité. Ses activités consistent à collecter de belles âmes capables d’aimer et de les envoyer en l’autre monde, après avoir réalisé tous leurs désirs et fait des miracles en leur honneur, même après leur mort. Le film débute par un rapport sur les derniers jours d’une belle âme – Rita Gautier. Le collecteur d’âmes arrive dans le monde des vivants sous le faux nom de Tania Netupaset se fait embaucher par l’hôpital, où Rita Gautier se meurt d’une maladie incurable. En qualité d’amie, Tania reste avec Rita durant les 13 derniers jours de sa vie.
 
LE FACE-A-FACE (RAZGOVOR) de SERGUEÏ KOMAROV
2012, 80 min. Drame psychologique
Sélection officielle du Ххe Festival national « Fenêtres sur l’Europe »
Film hors-concours du Festival des Films du Monde de Montréal
Boris, arrogant et sûr de lui, se retrouve en prison. Un juge d’instruction lui parle par énigmes; un médecin lui prescrit des cachets ; il ne comprend pas ce qui s’est passé, pourquoi il est là – tout cela le plonge dans l’angoisse et le désarroi. La conversation qu’il a avec sa femme, venue pour une visite, dégénère en un douloureux face-à-face sur leur vie commune, marque fortement Boris et le brise moralement. La douleur du repentir qu’il éprouve vis-à-vis de sa femme lui fend la tête et ne lui laisse pas une seconde de répit. Boris est brisé, il comprend qu’il s’est repenti beaucoup trop tard.
 
RECITS (RASKAZY) de MIKHAÏL SEGAL
105 min. 2012
Prix du Meilleur scénario au XXe Festival national « Kinotaure »
Film hors compétition du Festival des Films du Monde de Montréal (2012)
4 récits tirés d’un manuscrit, 4 histoires au dénouement inattendu. 4 genres cinématographiques: comédie absurdiste, satire sociale, thriller, mélodrame. Le manuscrit d’un jeune écrivain se retrouve dans une maison d’édition et se met à influencer la vie de tous ceux qui l’ouvrent et lisent ne serait-ce qu’une page.
LE PAPILLON D’ACIER (STALNAÏA BABOTCHKA) de RENAT DAVLETIAROV
2012, 100 min. Thriller psychologique
Film de clôture du 23e Festival national du cinéma « Kinotaure »
Des orphelins vagabonds menés par une adolescente surnommée la Peste vivent de vols audacieux. Prise, une ultime fois, en flagrant délit lors d’une agression, la Peste est contrainte par la police de servir d’appât à un tueur en série. Si elle est tuée, personne ne la cherchera. Le style du tueur est toujours le même, toutes les jeunes filles se ressemblent, tandis que son lieu de chasse est un bois à la périphérie de Moscou. Pour l’inspecteur Khanine l’arrestation du monstre n’est pas uniquement une question d’honneur, mais surtout le prix de son poste actuel. Alors que pour la Peste c’est le prix de sa liberté.
 
LE SOLEIL (SONTSÉ) de Alexandre SOKOUROV
2004, 110 min. Drame historique
Le troisième film de Sokourov sur les dirigeants du ХХ siècle qui ont formé le climat politique du monde moderne, est consacré à l’empereur japonais Hirohito. Descendant d’une dynastie impériale, il était destiné, dès sa naissance, à régner sur le Pays du Soleil levant. Pourtant le choix personnel de l’empereur a été marqué par un renoncement à son statut divin et à la lutte sanglante de son peuple pour le prestige national – tout cela afin de sauvegarder l’intégrité de son pays dans l’espoir d’un avenir prospère. Le film relate les circonstances dans lesquelles ce choix a été fait, en été 1945.
FAUST de ALEXANDRE SOKOUROV
2011, 137 min. Drame
Lion d’Or de la 68e Mostra de Venise (2011)
Dernier acte de la tétralogie de Sokourov, ce film n’est pas une adaptation de la tragédie éponyme de Goethe à proprement dit : c’est une interprétation de ce qui se lit entre les
lignes. Des desseins globaux naissent dans la promiscuité, où se débat le Faust de Sokourov : il est penseur, porteur d’idées et de projets, rêveur. C’est un anonyme poussé par de simples instincts, un être malheureux et traqué qui lance un défi au Faust de Goethe. Pourquoi arrêter le temps, si on peut continuer à avancer ? Toujours plus loin. Avancer sans remarquer : le temps s’est arrêté.
 
COURTS METRAGES
DÉTAILS ANODINS D’UN ÉPISODE FORTUIT (NEZNATCHITELNYÉ PODROBNOSTI SLOUTCHAÏNOVO EPISODA) de MIKHAÏL MESTETSKI
2011, 28 min.
Grand-Prix des festivals de courts-métrages de Shanghai, Italie et Irak
Prix du Jury et Prix de la Guilde des Critiques de cinéma de Russie (Kinotaure-2011).
Premier film majeur du critique de cinéma, scénariste et réalisateur Mikhaïl Mestetski. Diplômé des Cours supérieurs des scénaristes et réalisateurs, Mestetski est déjà lauréat de festivals nationaux et étrangers. Des réparations ont immobilisé deux trains, côte à côte, le long d’une voie ferrée déserte. Le temps passe sans que les trains reprennent leur route. D’étranges relations s’instaurent entre les passagers.
GQ de ANDREÏ MERZLIKINE
2012, 13 min.
Anton arrive en train dans une petite ville engourdie par l’hiver russe. Après avoir attiré l’attention des habitués de la gare par son apparence « moscovite », il trouve, non sans difficultés, un taxi et se rend à l’hôtel local. Le long de la route, les coupoles des monastères et les branches noires des arbres défilent derrière les vitres de la voiture ; dans un sac, un laptop attend son heure. L’employée de l’hôtel tend les clés de la chambre à Anton et lui assure qu’il pourra se connecter au Wi-fi. Mais il n’en est rien. Et ce problème artificiel s’avère fatal pour le personnage.
 
DOCUMENTAIRE
JE SUIS MORT DANS MON ENFANCE (YA OUMER V DETSTVE) de GUEORGUI PARADJANOV
2004, 51 min.
Sélection officielle du 57e Festival de Cannes
Film consacré à Sergueï Paradjanov et tourné sous forme de confession du grand réalisateur. Le film présente des prises de vues et des photos inédites de Sergueï Paradjanov : sur des tournages, chez lui, en prison, où le réalisateur faisait des collages et des tableaux qu’il appelait «mes films compressés». Le commentaire du film est un monologue basé sur des lettres, des notes inédites et le scénario littéraire de son film inachevé « La Confession ». La seule scène du film est l’enterrement de la fille du voisin ; en la tournant le réalisateur a prédit sa mort.
 
 LONG MÉTRAGE D’ANIMATION
BERSEUSES DU MONDE de LISA SKVORTSOVA
2004-2009, 41 min. Animation
« Berceuses du monde » est un projet russe de dessins animés consacrés aux berceuses de différents peuples du monde. 60 langues et 60 fabuleux voyages aux quatre coins du monde. Les «Berceuses» sont destinées à tout le monde, mais avant tout aux enfants. Le spectateur a l’impression d’être bercé par sa maman adorée. Chaque berceuse est interprétée dans sa langue d’origine. Le sujet de chaque film est tiré de la chanson interprétée. Au niveau de l’image, on reconnait parfaitement la couleur locale du pays de la berceuse.ANDREI ZVIAGUINTSEV – En avant-première
 

 


 HORAIRES DES SÉANCES


 

Mercredi
14.11.2012
20h. – Le Chef d’orchestre – Ouverture de la Semaine. Uniquement sur invitation
Jeudi
15.11.2012
14h15 – Je suis mort dans mon enfance
15h40 – L’Admiratrice
19h00 – Le Chef d’orchestre – En présence du réalisateur
21h30 – Le Transfèrement – En présence du producteur Pavel Lounguine
Vendredi
16.11.2012
13h45 – Le Rachat
16h00 – Faust
19h00 – Les Désoeuvrés – En présence du réalisateur
21h30 – Détails anodins d’un épisode fortuit (court-métrage) + Le Face-à-face – En présence du réalisateur
Samedi
17.11.2012
13h45 – Le Soleil
16h00 – Les Mamans En présence du producteur Alexeï Riazantsev
18h30 – Le Papillon d’acier – En présence du réalisateur et de la comédienne Daria Melnikova
21h15 – Le Dernier conte de Rita – En présence de la réalisatrice
Dimanche
18.11.2012
14h15 – Les Berceuses du monde (dessin animé)
15h30 – L’Admiratrice – En présence de la productrice Olga Agrafenina
18h10 – La Horde – En présence du réalisateur
21h00 – GQ (court-métrage) + Les Récits – En présence du réalisateur
Lundi
19.11.2012
14h00 – Le Dernier conte de Rita
16h15 – Le Transfèrement
18h15 – Le Rachat – En présence du réalisateur
21h15 – La journée d’un prof – En présence du réalisateur
Mardi
20.11.2012
14h00 – Le Papillon d’acier
16h30 – GQ (court-métrage) + Les Récits
19h00 – Je suis mort dans mon enfance
21h30 – Ils sont tous partis – En présence de la productrice Ekaterina Filippova


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