Nataliya LYAKH solo show
Du 17 au 23 novembre 2011
La série /Pare-brise/
interroge les différents niveaux de la photographie contemporaine
dans sa confrontation aux différents espaces-temps

Les personnages sélectionnés dans des albums de famille de la fin du XIXé – début XX siecle nous rappellent par la fixité de leur regard le processus lent qu’était alors la photographie – on perçoit presque la longueur du temps de pause dans l’intensité des regards et des attitudes. Ils nous contemplent avec un certain étonnement comme s’ils cherchaient à nous faire prendre conscience de notre soumission face à l’abondance des images, et à ce qu’elle induit – une accélération exponentielle de notre mode de perception.
L’attitude du conducteur qui doit tour à tour regarder vers l’avant, vers l’arrière et même sur les côtés, constitue une métaphore visuelle des différentes temporalités. Il est d’ailleurs protégé par le pare-brise – terme poétiquement explicite – comme s’il devait par tous les moyens tenter d’estomper trop de sollicitations visuelles, comme si nous avions la sensation d’être nous-mêmes pris au piège de ce mouvement perpétuel.
Le pare-brise est à la fois une protection et un écran en temps reel sur lequel vient se cogner l’a-venir. Au-delà du pare-brise, plus rien n’est vraiement net – métaphore dans la métaphore.
«… Nous (les passagers) regardons aussi a travers le pare-brise à la fois le futur, le présent et le passé. Nous imaginons voir le présent dans le reflet du rétroviseur, mais en réalité c’est déjà le reflet du passé. Ce regard intercepté d’un monde différent forme l’archive où l’énergie des vivants et des morts est stockée pour toujours. » Victor Mazin
La série /Pare-brise/ donne aussi à réfléchir sur les couches temporelles qui se superposent dans une seule image tout en conservant une authentique intention esthétique toujours présente dans le travail de Nataliya LYAKH.
Heartgalerie
30 rue de Charonne – 75011 Paris


