Georg Friedrich Haendel
Du 14 au 20 mars 2011
Théâtre du Châtelet

Georg Friedrich Haendel
version de W.A. Mozart
Orchestre Philharmonique de Radio France
Choeur du Châtelet
Hartmut Haenchen, direction
Michel Serres, récitant
Oleg Kulik, Mise en scène, Conception visuelle, Costumes
Christina Landshamer, Soprano
Anna Stéphany, Mezzo-soprano
Tilman Lichdi, Ténor
Darren Jeffery, Basse
Andrei Ivanov, Danseur soliste du ballet du Mariinski
Oratorio atypique mais célébrissime, Le Messie est un collage de textes bibliques évoquant la figure du Christ, de sa naissance prophétisée à sa résurrection célébrée par un immortel «Alléluia!».
L’ouvrage de Haendel se prête aux visions scéniques les plus démesurées et celle d’Oleg Kulik, l’artiste russe qui avait conçu ici même une spatialisation saisissante des Vêpres de la Vierge de Monteverdi, promet d’être à nouveau hors du commun.
Avec la participation exceptionnelle de Michel Serres.
Théâtre du Châtelet
1 place du Châtelet
75001 Paris
Tél.: 01.40.28.28.00
www.chatelet-theatre.com
C’est au baron Gottfried Van Swieten que l’on doit la réorchestration du Messie de Haendel par Wolfgang Amadeus Mozart. Diplomate autrichien en poste à Londres dans les anneées 1760, Van Swieten avait rapporteé de son séjour britannique plusieurs partitions de Georg Friedrich Haendel, auquel il vouait une admiration sans borne, et qu’il s’attacha à faire représenter au Vienne dès la fin des anneées 1770, lors du festival annuel d’oratorios de la Tonnkunstler Society. En 1789, il commande ainsi à Mozart – qui venait justement d’arranger l’opéra pastoral Acis et Galatée– d’en faire sa propre orchestration, sur la base d’une réduction de l’édition originale de Randall & Abell, publiée en 1767.
Oleg Kulik
Né à Kiev, en Ukraine, en 1961, formé dans sa ville natale (École supérieure des beaux-arts, puis École supérieure de géologie), Oleg Kulik part en 1988 pour Moscou, où il vit et travaille aujourd’hui. En 1990, il obtient une bourse de la Pollock-Krasner Foundation et prend, pour trois ans, la direction de la galerie d’art Regina à Moscou.
Sa carrière internationale démarre vraiment en 1996 avec les expositions Interpol à Stockholm et Pavlov’s Dog, Manifesta I à Rotterdam (en collaboration avec Mila Bredikhina). L’année suivante, il est accueilli à la Biennale de Venise (il y reviendra en 2001, 2003 et 2005) et il retrouve Mila Bredikhina à New York pour I Bite America, America Bites Me. En 1998, la galerie Rabouan-Moussion à Paris lui consacre une exposition et la Biennale de Sao Paulo présente ses œuvres, avant celle de Valence en 2001 et 2003. 2001 est également l’année de Deep into Russia au S.M.A.K. de Gand et 2003 celle de Armadillo for Your Show à la Tate Modern de Londres. En 2004, Oleg Kulik propose Berlin-Moscow au Musée d’histoire de Moscou, avant Angels of History en 2005 à Anvers.
Nouvelle étape en 2006, avec l’exposition Russia ! au musée Guggenheim de Bilbao, 2007 étant avant tout marquée par le projet I Believe, pour la deuxième Biennale d’art contemporain de Moscou, et par la gigantesque rétrospective que lui consacre la Maison centrale des artistes de Moscou, sous le titre Oleg Kulik. Chronique. 1987-2007. Sur trois étages, le parcours illustre l’itinéraire créatif de l’artiste, à travers photos, sculptures et installations sur le thème « l’homme et l’animal ».
En 2009, Oleg Kulik signe une illustration visuelle des Vêpres de la Vierge de Monteverdi au Châtelet, qui fait sensation. Pour le grand magasin Tsoum de Moscou, il crée également l’installation Spatial Liturgy #3. En 2010, enfin, il est à la galerie Pack de Milan pour Deep into Russia et au Festival Archstoyanie de Nikola-Lenivets, à 250 kilomètres de Moscou, pour Nine Keys of Labyrinth.
Oleg Kulik est officier dans l’ordre des Arts et Lettres.
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