IRÈNE NÉMIROVSKY
Du 13 octobre 2010 au 8 mars 2011
IRÈNE NÉMIROVSKY
« IL ME SEMBLE PARFOIS QUE JE SUIS ÉTRANGÈRE »
Née en 1903, Irène Némirovsky a quinze ans quand les troubles révolutionnaires chassent sa famille de Russie. C’est à Paris, à dix-huit ans, qu’elle publie ses premiers contes. En 1929, un roman implacable et controversé, aussitôt porté à l’écran, fait sa renommée : David Golder. Une dizaine de romans suivront, dictés par l’héritage familial, le souvenir d’être russe, l’étrangeté d’être juive, le sentiment d’être française, l’angoisse d’être apatride, puis par l’obligation de faire vivre son foyer malgré les lois de Vichy.
L’orgueil de l’artiste, le talent de la satiriste, le rejet des hérédités, le dédain de la politique ont pu abuser cette femme dont l’oeuvre est si souvent lucide. Réfugiée en 1940 dans un village du Morvan, mère de deux filles, contrainte de publier sous un prête-nom, elle est arrêtée le 13 juillet 1942 par la police, puis déportée à Auschwitz alors qu’elle élaborait la troisième partie de Suite française, son roman-fleuve. « Moi, disait-elle, je travaille sur de la lave brûlante… »
Mémorial de la Shoah
17, rue Geoffroy-l’Asnier
75004 Paris
Tél.: 01 42 77 44 72
www.memorialdelashoah.fr


