LE MERVEILLEUX ET LE REEL DANS L’OPERA RUSSE
Mardi 21 septembre 2010 à 18h30
Aix en Provence
LE MERVEILLEUX ET LE REEL DANS L’OPERA RUSSE
DEUXIEME VOLET
CONFERENCE
LE MERVEILLEUX ET LE REEL DANS L’OPERA RUSSE / DEUXIEME VOLET Avec ce deuxième volet, notre aventure entre le Merveilleux et le Réel dans l’opéra russe continue.
Cette fois, c’est Tchaïkovsky qui deviendra notre point de départ. « Iolanta »(1892), son adieu chanté sous forme d’opéra de « chambre », la présentation si romantique du conte de fée autour de la fille du Roi René, si « enchanteresse » par ses lignes vocales, pleine de grâce et d’ élégance nous comble de bonheur d’emblée.
L’ombre de Rimsky-Korsakov, cette montagne magique des contes russes, nous fait signe également. Ce mohican du groupe des « Cinq » incarne toujours un pôle opposé à Tchaïkovsky ; leur « bataille » au sujet de la place à accorder au folklore ou à la psychologie semble continuer. Le jeune Stravinsky reprend le flambeau de son maître vénéré Rimsky : « Le Rossignol »,premier opéra d’Igor, nous fait replonger dans un monde merveilleux, cette fois d’une Chine imaginaire. La partie vocale du Rossignol (soprano) imprégnée des motifs exotiques et romantiques du XIXe siècle russe, fait écho à la tsarine Chemakha du « Coq d’Or », mais à certaines tournures de Tchaïkovsky également. Tandis que l’acte chinois nous ouvre en grand la porte dans la musique du XXe siècle, avec une expression vocale et instrumentale déjà très moderne. Notons que ces deux œuvres (« Rossignol » et « Coq d’Or ») ont été présentées par Serge Diaghilev au cours de la même saison des « Ballets Russes » en 1914. Ainsi les époques se croisent…
La suite des idées chez Stravinsky nous mène vers ses « Noces »(1923) et « Mavra »(1922), la quintessence de l’expression russe d’Igor, qui deviendra un compositeur de « mille et un styles ».
C’est avec une énergie inépuisable et, quelque part, futuriste de Prokofiev que nous atteindrons le point culminant de notre escapade dans l’art lyrique russe du début du XXe siècle. « L’amour des trois oranges »(1919) qui avait vu son triomphe, bien que bref, à Chicago et « l’Ange de Feu »(1927), qui a attendu vingt-huit ans la scène, nous fourniront une riche matière de réflexion sur un nouveau lyrisme souvent incompris par le public.
Elena Dolgouchine, musicologue
Entrée libre
réservation indispensable
Renseignements et réservations : 04.42.92 68 78 / 06 20 97 35 68
contact@datcha-kalina.com
www.datcha-kalina.com
Cité du Livre
Salle Armand Lunel
rue des allumettes
Aix en Provence


